Voici la biographie de Lazare Ponticelli
Lazare Ponticelli est né le 24 décembre 1897, il sera déclaré à la mairie le 27 décembre. Avec le temps, le 2 de 27 va disparaitre, est va rajeunir Lazare de 20 jours : 7 décembre 1897. Il voit le jour près de Bettola, petite ville de l'Emilia Romagna (Nord de l'Italie). Il est le sixième d'une famille de sept enfants. Sa famille est trés pauvre. Son père travaille sur les foires à bestiaux. Sa mère va quitter le pays, pour aller travailler en France, elle emmene avec trois de ses septs enfants. En 1903, Lazare perd son père et son grand frère Pierre. Lazare ainsi que le reste de la famille est confié à des voisins. Pendant cette période, Lazare travaille dure. Il n'a qu'un seul rêve : aller au Paradis, c'est à dire rejoindre sa famille en France. Il économise de l'argent en capturant et en vendant des gives (petit volatile). En 1906, il peut enfin se payer son billet de train. A son arrivé à Paris, Lazare est perdu. par chance il sera receuilli par un aubergiste italien.
Le temps passe, Lazare s'intégre petit à petit. Il fait divers métiers, manoeuvre, aide-maçon, ramoneur et enfin crieur de journaux. Nous sommes en 1914, Lazare se souvient parfaitement du 31 juillet, le jour ou Jean Jaurés est assassiné rue du Croissant à Montmartre, il a vendu tous ses journaux.
Le 3 aout 1914, La France est en guerre. Lazare se présente à la caserne du premier régiment de marche de la Légion Etrangére du boulevard Richard Lenoir. En trichant sur son age, il s'engage. Il y a un autre Ponticelli dans le régiment, il s'agit de son frère Céleste qui est venu quelques années auparavant avec leur mère. Il fait ses classes à Chateauneuf-du-Pape et Avignon. Il connait son baptême du feu à Soissons. Il reçoivent peu d'équipements, une cartouchiére par soldat au lieu de trois. Lazare remplace une sentinelle, il doit contrôler les véhicules. Un véhicule se présente et ne donne pas le mot de passe. Après plusieurs sommations, Lazare tire et blesse l'occupant d'un véhicule...un général ! Il est immédiatement traduit en conseil de guerre, mais bénéficie heuresement de l'apui de sa " victime" qui reconnait ses torts ! Dans l'Argonne, Lazare est Céleste sont en première ligne, ils entendent un blessé qui hurle depuis des heures, il s'agit d'un réserviste qui est bloqué dans le No men's Land. Lazare bondit de sa tranchée et va le chercher, le pauvre homme a la jambe arrachait. Il le tire jusqu'au au parapet. Lazare ne saura jamais s'il est arrivé vivant. Avant d'être placé sur la civiére, l'homme le serre dans ses bras et lui dit : " Merci pour mes quatre enfants ! ". Tout en tirant son blessé, Lazare a remarqué un autre blessé il s'agit d'un allemand. Ce père de famille lui aussi , lui fait comprendre avec sa main qu'il a deux enfants, Lazare le porte sur son dos est le ramene devant les premières lignes allemandes. A son arrivée, les allemands ouvrent le feu, Lazare se jette dans un trou d'obus et son blessé hurle en allemand. Le silence revient, Lazare depose son blessé et s'en va sans recevoir un coup de feu. Son frère Celeste a été lui aussi blessé et il repose en convalescence à Chatel-Guyon. Les deux frères s'écrivent.
Le 23 mai 1915, l'Italie rejoint le camps des alliés et déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie et à l'Allemagne.Cette entrée en guerre est assortie d'une condition expresse : que tous les italiens engagés aux côtés de la France soient démobilisés et renvoyés au pays pour y combattre. Les deux frères Ponticelli sont démobilisé et mis à la disposition de l'armée italienne. Lazare et Céleste rentrent sur Paris et travaillent. Un soir, deux gendarmes interpellent Lazare. Ils ont un ordre de mission pour lui : il doit quitter immédiatement la France pour l'Italie. Lazare négocie un délaie de quelques jours. Son frère Céleste se cache. Lazare se rend au Commandement Militaire de Paris et demande à se réengager dans les troupes françaises. Mais on le refuse : il est italien, qu'il aille combattre en Italie !. Lazare refuse, c'est la France qui la nourrit il accepte de payer sa dette mais pas pour l'Italie qui l'a laisser mourrir de faim. Les gendarmes convoquent Lazare à plusieurs reprises. La troisiéme fois, les gendarmes ne le quittent plus. Ils lui demandent de s'habiller et lui expliquent qu'ils vont l'escorter jusqu'à Turin. Lazare a conservé tout son paquetage militaire. Il en ressort avec son pantalon garance, sa capote en drap gris de fer bleuté et son képi.
SUITE DANS LES PROCHAINS JOURS.