Voici des exemples de plaques d'identitées que Lazarre Ponticelli a porté.
En haut : les deux premières sont françaises du modèle 1892. Le soldat en posséde deux qui sont portés autour du cou à l'aide d'un lacet de couleur cachou. Elle comporte (à gauche) le nom du soldat : Watrin, son prènom Léon et la date de sa classe 1894 (c'est à dire l'année de ses 20 ans). Sur la deuxième face de la plaque on lit : le bureau de recrutement : Marseille et le numéro de matricule du soldat : 1515.
La plaque du milieu (en état moyen) est aussi française du modèle 1892, mais elle posséde deux particularités que Lazare Ponticelli a eu sur sa plaque. Tout d'abord avant la date de la classe on peut lire la mention : "EV " qui signifie " Engagé Volontaire ". Ensuite, la plaque porte un second trou (fantaisie du soldat), ce qui signifie que cette plaque a été porté au poignée.
Lazare Ponticelli s'est engagé à l'age de 17 ans, le 24 aout 1914. Donc sur sa plaque sur la première face, il est inscrit : PONTICELLI Lazare EV 1917 (année de ses 20 ans). C'est dans la caserne du boulevard Richard Lenoir qu'il s'est engagé : sur la seconde face de la plaque il est inscrit : Bureau de recrutement de la Seine (à l'époque la région Parisienne était divisé en plusieurs bureaux de recrutement de la Seine), son numéro de matricule est le 710 (le numéro a été trouvé sur internet, reste à confirmé). Lazare a confirmé avoir porté la plaque au poignée dés le début des hostilités.
La dernière plaque d'identitée (en bas) est du modèle 1915 italien. Dans une petite boîte en acier, on y trouve un papier, ou sont inscrit le nom, les prènoms, année de naissance, numéro de matricule, ville de naissance, adresse du soldat, vaccins etc... Ce modèle italien a bien entendu était porté par Lazare Ponticelli pendant son service militaire dans l'armée italienne.
Certes le modèle italien donne beaucoup plus d'informations sur le soldat que le modèle français. Mais le modèle français garde l'avantage d'être fabriqué en alu ou zinc, ce qui permet 90 ans après d'itentifier les corps des soldats disparus......ce qui est impossible de nos jours pour les soldats italiens....
(collection A.D.)